La fibromyalgie

Fibromyalgie

 

La fibromyalgie est souvent détectée lorsqu’un individu souffre de douleurs chroniques. Le diagnostic est établi après une douleur de plus de 3 mois sur au moins 11 des 18 points douloureux. Dans ce cas, divers symptômes associés sont observés. Des fourmillements ou faiblesses dans les muscles peuvent être présents.

 

Les symptômes de la fibromyalgie

QUEL EST L’ORIGINE DU MOT FIBROMYALGIE ?

Fibro (tissus fibreux en latin), Myos (muscle en grec) et Algie (douleur en grec). Suivant l’étymologie de ce mot, on comprend de suite qu’il s’agit de douleurs musculaires. Par extension, les douleurs peuvent être liées aux tendons et aux os. Ces douleurs n’ont pas d’origine inflammatoire.

LES SYMPTÔMES DE LA FIBROMYALGIE ET LEURS FRÉQUENCES

  • Douleurs généralisées : 97%
  • Fatigue : 81%
  • Raideurs matinales : 77%
  • Trouble du sommeil : 75%
  • Sensibilité au toucher : 63%
  • Maux de tête : 53%
  • Stress-anxiété : 48%
  • Règles douloureuses : 40%
  • Sécheresse oculaire : 36%
  • Antécédents dépressifs : 32%
  • Colon irritable : 30%
  • Problèmes urinaires : 26%

DESCRIPTIONS DES DIFFÉRENTS SYMPTÔMES DE LA FIBROMYALGIE

La douleur

Le symptôme principal est donc cette douleur, diffuse et rayonnante dans de nombreuses parties du corps, survenant par période, par phase. Les personnes fibromyalgiques expliquent qu’elles ressentent souvent des décharges électriques voir des coups intenses, vifs pouvant s’estomper aussi rapidement qu’ils sont venus. Et qui réapparaissent tout aussi rapidement, dans une autre partie du corps, ou la même. Tout se passe comme si c’était le corps entier qui était meurtri. A contrario, il y a des douleurs omniprésentes comme par exemple le mal de dos.

Les douleurs débutent souvent par les parties hautes du corps : le cou, les épaules, les cervicales.

C’est sans compter d’autres symptômes tous aussi douloureux : des brûlures, picotements et fourmillements ainsi que des sensations de gonflement. Au réveil, une sensation de raideur est présente chez 2/3 des malades.

La fatigue

75 % des fibromyalgiques se plaignent d’une fatigue généralisée. Il est impossible pour eux de tenir une station debout plus de quelques minutes par exemple. Effectuer un effort comme faire les courses, ranger son habitation, faire du sport semble hors de portée. La fatigue est si intense chez certaines personnes, qu’elles sont obligées de rester alitée durant la journée. La fatigue oscille donc entre une forme de lassitude, de manque d’entrain à un épuisement généralisé. Elle peut être ressentie comme une fatigue musculaire où comme une fatigue « cérébrale ».

Troubles du sommeil

Présents chez plus de 80 % des personnes fibromyalgiques, ils peuvent prendre les formes suivantes :

  • Sommeil non réparateur. On se lève le matin aussi fatigué que le soir.
  • Un sommeil léger, avec des périodes de réveils nombreux.
  • Une durée de sommeil réduite
  • La diminution des phases de sommeil profond pourtant indispensables dans le processus de récupération.

A noter que les troubles du sommeil liés à la douleur peuvent s’accompagner aussi du syndrome d’apnée du sommeil.

Troubles de l'humeur

Le principal trouble de l’humeur est la dépression. Avec une prévalence de 30 à 50 % chez les personnes fibromyalgiques, suivant les études. Ce dont les scientifiques sont surs, c’est qu’il y a plus de dépressif chez les fibros que dans la population générale.

Il semblerait qu’une dépression latente soit souvent déjà présente, avant les premières manifestions de douleur. 50 à 70 % des malades ont connu des épisodes dépressifs avant la survenance de la maladie. Source : Mathay M, Zdanowicz N, Verrckt E. Fibromyalgie et dépression – 2006

La dépression engendre un repli sur soi, accentuant l’isolement, déjà important du fait des douleurs chroniques.

Syndrome du colon irritable (SII)

Selon les études, de 30 à 75 % des sujets fibromyalgiques sont également atteint du syndrome du colon irritable (colopathie fonctionnelle). Ici aussi, il n’y a pas de trace d’inflammation au niveau des intestins. Ce trouble apparaît principalement à la fin de l’adolescence.

Ce syndrome est caractérisé par :

  • Des douleurs puissantes en lien avec la digestion.
  • Par un soulagement lorsque les sujets vont à selle.
  • Des épisodes alternant diahrée et de constipation
  • Des ballonnements
  • Des crampes intestinales
  • Impossibilité de se vider complètement
  • Des besoins urgent d’aller à selle

Le critère principal étant une grande variabilité de la durée du transit intestinal. Cette variabilité est amplifiée par le stress.

Problèmes cognitifs

On parle souvent de « brouillard fibromyalgique ». Il comprend divers troubles comme la perte de mémoire à court terme, des soucis de concentration, des gestes plus lents, maux de tête, désorientation, vertiges. Aucun lien n’est à chercher du côté d’un Alzheimer précoce ou d’une démence quelconque. La cause serait le manque de sérotonine et de noradrénaline, neurotransmetteurs impliqués dans le repos du cerveau et la concentration.

La liste est longue

On trouve des dizaines d’autres symptômes. Ces symptômes secondaires ne permettent, pas à eux seuls, de diagnostiquer la fibromyalgie. On peut citer, parmi les plus fréquents :

  • Vessie irritable (cystites, besoin d’uriner fréquent …)
  • Perte de Libido
  • Hypersensibilité (climat, température, humidité, froid …)
  • Syndrome de Raynaud (extrémités – doigts, orteils – glacés, avec engourdissements, insensibilité)
  • Impatiences nocturnes (syndrome des jambes sans repos)
  • Palpitations et malaises
  • Sensibilité exacerbée de la peau
  • Acouphènes
  • Dramatisation de la douleur
  • Bouche sèche
  • Règles douloureuses
  • Crises de panique
  • Sueurs importantes
  • Problème de thyroïde
  • Les yeux. Vision diminuée, sensations de brulures, de sécheresse

La douleur ne disparaît jamais. On apprend juste à vivre avec.

Les causes de la fibromyalgie

LES DIFFÉRENTES HYPOTHÈSES

La fibromyalgie est une maladie dont on ne connait pas les causes avec exactitude. Plusieurs théories coexistent pour expliquer les douleurs musculaires et la grande fatigue chronique ressentie par les patients atteints par ce syndrome. La théorie de base, la plus documentée aussi, est celle d’une mauvaise interprétation ou exagération du cerveau dans le traitement des signaux de la douleur.

Chez les personnes fibromyalgiques, une simple pression ou frottement sur la peau peut engendrer une sensation de douleur importante. Alors qu’une personne non malade ne ressentira rien d’autre qu’un simple contact. Cette exagération du cerveau dans le traitement de la douleur a été mise en évidence par l’imagerie médicale. La cause principale de la fibromyalgie serait donc liée à un désordre central de la modulation des messages douloureux

Le sommeil

Le sommeil semble jouer un rôle important. On ne sait pas pour le moment s’il est un facteur déclenchant ou simplement un facteur aggravant de la maladie. Une étude de 1999 confirme que les fibromyalgiques n’arrivent que rarement à obtenir un sommeil réparateur par manque de phase de sommeil profond. Ce manque de sommeil diminue la production d’hormone de croissance.

Une cause psychologique ?

La maladie survient souvent lors d’un traumatisme où d’un choc psychologique, émotionnel. Les traumatismes seraient des perturbateurs du sommeil et aggraveraient ou contribueraient à la déclaration de la maladie. Les traumatismes peuvent être :

  • Choc émotionnel
  • Survenue d’une maladie grave
  • Lors d’un décès
  • Perte de travail
  • Accident corporel
  • Intervention chirurgicale
  • Stress intense

Des problèmes dentaires ?

Un neuropeptide, transmetteur de l’information de la douleur, nommé Substance P est retrouvé en excès chez les personnes fibromyalgiques ayant des problèmes dentaires. Plus précisément, ces patients se plaignent de difficultés à serrer les dents, à mâcher ou encore de bruxisme (contraction involontaire des mâchoires, souvent la nuit).

Cette substance P, secrétée au niveau des mâchoires se retrouve ensuite dans tout le corps et dans le cerveau. Favorisant ainsi un ressenti douloureux généralisé.

Indépendamment des problèmes dentaires, des études ont prouvées que les fibromyalgiques ont souvent un taux de cytokine supérieur à la moyenne, pouvant provoquer un excès de substance P. Cet excès contribue à l’abaissement du seuil de perception de la douleur.

Le glutamate et l’aspartame ne sont plus considérés comme des causes de la fibromyalgie, mais comme des amplificateurs des signaux de douleur. Ils sont à éviter dans l’alimentation.

LA RECHERCHE AVANCE SUR LA FIBROMYALGIE

De nombreuses pistes sont à l’étude, du coté des chercheurs.  Petit tour d’horizon des études prometteuses.

Système immunitaire hyperactif

La piste d’un système immunitaire hyperactif et donc déficient est envisagée par le Dr Jarred Younger de l’Université d’Alabama. C’est une théorie qui a tout son sens. Le Dr Younger estime qu’il faudrait s’orienter principalement vers des traitements issus des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaque. Mais il précise qu’il existe aussi toute une pharmacopée en vente libre et à base de plante, permettant de rééquilibrer un système immunitaire déficient.

Le rôle du stress

Le stress, par le biais du neurotransmetteur CRF, génère un dérèglement hormonal chez les personnes fibromyalgiques. Notamment au niveau de l’hormone de croissance dont la production diminue également du fait d’un mauvais sommeil. 30 % des fibromyalgiques sont déficitaires en hormone de croissance. Un taux faible en hormone de croissance induit des symptômes tels que : fatigabilité musculaire, faible tolérance à l’exercice. Des études ont prouvées que des injections d’hormone de croissance permettent de mieux dormir (en phase profonde) et de réduire les sensations de la douleur. (source)

Des facteurs de stress externe sont également mentionnés dans la littérature scientifique. Comme par exemple des conflits au sein de la famille, du couple ou encore des difficultés dans les relations sociales et / ou professionnelles. (source)

Le sulfure d'hydrogène

Une autre hypothèse intéressante repose sur le sulfure d’hydrogène. Il est produit en excès par les bactéries peuplant nos intestins. Le sulfure d’hydrogène est ce gaz qui sent si mauvais (œuf pourri). C’est un gaz dangereux et mortel. Le sulfure d’hydrogène est aussi connu pour réduire la production d’énergie des cellules. Ce qui pourrait expliquer la faiblesse physique des personnes atteintes de fibromyalgie. Ce gaz toxique à forte dose est connu pour engendrer des perturbations du type : maux de tête, fatigue, trouble de la libido, trouble digestif, trouble du sommeil … On reconnait bien là les symptômes classiques des fibromyalgiques. (Source : Dr. Laurence Juhel Voog – Médecine inerne – Le Mans – 2016)

Comment diminuer ce taux ?

Les solutions les plus simples reposent sur la prise de probiotique. Attention, pas n’importe lesquels. Et / ou sur l’arrêt du gluten et du lait si vous le digérez mal.

Problème de température

Une équipe de chercheurs d’Albany, aux Etats-Unis, dirigée par les  Dr. Frank Rice Phillip Albrecht explique que l’une des causes de la fibromyalgie est due à un défaut du « shunt arterio-veineux », c’est-à-dire d’un de nos thermostat gérant la température de notre corps. Il s’en suit des signaux de douleurs erronés et une accumulation d’acide lactique dans les muscles, empêchant une bonne oxygénation des muscles et une évacuation correcte des déchets liés à leur métabolisme.

    Fibromyalgie, comment réussir à dormir ?

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